Luciole verte

chenille-verteEn cueillant des graines de coquelicot j’aperçois un ver luisant. Le jour on devrait l’appeler chenille. Elle a des pattes et un corps annelé très souple qui se contracte et s’étire derrière une tête chercheuse qui se dresse et pivote comme celle d’un petit naja.

Dans mon pot de capucines, une feuille est rongée au point qu’il n’en reste que la moitié. Je me penche et j’aperçois une nervure au centre de la feuille. C’est la chenille verte qui se confond avec sa proie en maintenant au plus bas son profil carnassier. La chenille, m’avertit Larousse (étymologiquement canicula, « petite chienne ») se nourrit de végétaux et elle est de ce fait très nuisible.

En ces temps de confusion, on pourrait tirer de cette histoire un dicton : il ne faut pas prendre les chenilles pour des lucioles. Mais précisément parce que les temps sont confus on pourrait donner ensuite le dicton inverse : il ne faut pas prendre les lucioles pour des chenilles. Alors dans toute cette confusion je me cramponnerai au vieux précepte : il faut cultiver notre jardin – après avoir acquis quelques rudiments d’entomologie.

 

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