Feuilleton des comparants et des comparés, épisode 3 : « C’est pas ça »

un-censeur― Vous enfoncez une porte ouverte, m’intimide une voix docte. Votre comparant sans comparé, c’est simplement une métaphore qui donne le phore sans le thème.
Je bredouille en retour : ― Mais… une métaphore ne dit pas « comme », et c’est ce  « comme », sans comparé devant ni derrière, qui rend mes comparants poignants.

Pendant que la bouche docte suce ses dents, j’ajoute avec le rire gêné des personnes timides et hardies qui sentent qu’elles se lancent dans des questions trop difficiles :

― Comparons par exemple ces deux phrases, hhin… dont la seconde sera le comparé de la première, ou l’inverse, je ne sais plus… (et comme pour m’excuser) : juste pour la démonstration :
1. « je sens que des orgasmes se déchaînent »
2. « comme des orgasmes déchaînés »
La 1 est une promesse, alors que la 2 ?

Mon comparant sans comparé pose ce qui a eu lieu et qui manque, cependant.

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