Feuilleton des comparants et des comparés, épisode 4

L’autre jour, une personne d’un niveau culturel élevé m’a barré le chemin. Aujourd’hui je passe outre avec un nouveau jet de comparants :

– Comme ces gens qui sortent dans la rue avec un masque chirurgical, quand ce qui les irradie est aussi inodore que l’eau qu’ils boivent au robinet.
– Comme ces pensées de 4 heures du matin qui pétillent dans l’insomnie et qui au grand jour sont des cadavres de taupes.
– Comme ce morceau de mur de Berlin rangé dans un tiroir et que 10 ans après j’ai jeté, le prenant pour une offrande d’enfant dans un square.

―  Ces comparants ne sont pas purs du tout, reprend mon censeur. Ils contiennent des métaphores et autres scories. Et le dernier, inscrit dans l’histoire du XXème siècle, raconte la perte d’une relique.

Quels récits secrets se faufilent dans des comparants sans comparés ?
– Comme l’apparition, lors d’un enterrement, derrière un pilier, d’une jeune inconnue ressemblant au défunt.

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