PS au billet du 22 décembre

Quand j’ai publié hier ici le billet intitulé « Dans mon cahier Kelly », je me suis aperçue par hasard qu’en faisant monter et descendre avec la roulette de ma souris la reproduction du tableau d’Ellsworth Kelly, les bandes noires et blanches deviennent cinétiques et se mettent à trembler comme les lames d’un store vénitien. Cela m’a enchantée. J’ai alors recopié dans ce cahier, qui m’est une fenêtre sur la littérature, le deuxième poème de l’Art poétique de Guillevic :

Si j’écris, c’est disons
Pour ouvrir une porte

Le plus curieux :
J’ignore

À quel moment se fait
Cette ouverture.

̶  D’ailleurs, ce qui se lève
C’est peut-être un rideau.

Ensuite, je me suis connectée sur le site  www.diptyqueparis-memento.com/fr pour avoir une description du tableau exposé en 2015 au Grand Palais à Paris, et j’ai lu :

Pour Kelly, l’œuvre d’art doit produire sa propre rencontre physique et intuitive avec son entourage.

Et je me suis dit qu’Ellsworth Kelly n’aurait peut-être pas déploré cette transformation de son œuvre en un cahier vendu dans la boutique du Grand Palais et reproduite sur le blog d’une mouette griffomane.

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