Être heureux

Une preuve qu’on est heureux (ou ivre, ou les deux) : oser lancer une définition du bonheur. Le bonheur est un chant intérieur quand il fait beau et frais et qu’on marche avec un air de Mozart dans la tête.

Le bonheur est pour moi plus dans les préparatifs que dans les repas (aux repas on s’engueule souvent).

Le bonheur est lié à la famille. Malgré tout. Le malheur aussi mais pas seulement. Le bonheur d’ambition n’est pas lié à la famille. Le bonheur de nager, d’écrire ou d’escalader non plus.

En fait, le bonheur en famille est rétrospectif : « J’étais heureux » (sous les ronces et les broussailles du quotidien).

Exemple de bonheur rétrospectif : je retrouve dans ma poche le ticket de l’exposition « Arras vous fait la cour » vue avec P. et L. un 24 décembre, et je sens pétiller en moi une ou deux brindilles de bonheur. Et pourtant on s’est un peu disputé sur le parking, j’ai regardé l’exposition pratiquement seule parce que L. et P. étaient plus lents, et je m’ennuyais un peu à les attendre.

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