Sur la plage d’aujourd’hui…

… ce n’est pas le calme, la paix, l’étendue, mais des calmes, des vagues, des bruissements, des brumes, des nuages, des lumières…
Sur la plage tout est si changeant que je n’ai plus envie de parler au singulier.

― Crois-tu ? me dit à l’oreille un oiseau. Et soudain je vois un sulky, le premier, le seul et unique sulky que j’arrive à photographier sur la plage.

Et il n’est plus question de pluriel ni de singulier, mais de général et de particulier. Sur la plage, je ne veux m’attacher qu’au particulier, c’est-à-dire à l’imprévu.

― Quoique… me cancane l’oiseau. ― Quoique quoi, oiseau ?… une antique et mystérieuse affinité du cheval et de la mer, particulière et générale à la fois ? Souples, impétueux, déliés, puissants, écumants ?

Poséidon sur son char. Mosaïque du musée archéologique de Sousse, Tunisie.

Tu m’as mise hors-sujet, oiseau, mais c’est peut-être ça aussi, l’imprévu.

 

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