Là où on est


Je disais un jour qu’il est difficile d’être pleinement là où on est. Les enfants peuvent donner l’impression d’être pleinement là où ils sont, mais tel enfant qui joue au ballon, où est-il ? Dans son jeu ? Dans sa rivalité avec un camarade ? Dans sa honte de ne pas avoir su lancer le ballon ? Dans la sensation qu’il a trop chaud ? Dans le sentiment de culpabilité qui commence à le saisir car il va arriver en retard chez lui et que sa mère s’inquiète ? Dans tout cela alternativement et simultanément ? Même une vache est autant dans son tube digestif que dans son pré ou dans l’assaut des mouches qu’elle frappe de sa queue. Et un arbre ? Oui, un arbre est là où il est. Mais est-il plus dans ses feuilles, ses branches, son tronc, ou ses racines ? Dans le vent, sous les pattes de l’oiseau ou sous la terre ? Et une montagne ? Où est une montagne ?

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Une réponse à Là où on est

  1. Ce texte tombe pile ce soir : un peu débordée par de multiples micro activités, j’ai dit à mon petit-fils : Je ne suis pas à ce que je fais, alors qu’il se plaignait que son bain était passé de trop chaud à trop froid. Forcément en même temps, j’essayai de réparer mon téléphone portable et de monter un ventilateur acheté à toute vitesse et d’une qualité disons basique. Alors le bain… Pour être là où on est, il faut s’organiser et faire une chose à la fois. J’ai appris cette leçon de vie en faisant du yoga, (soyez dans le présent, nous disait notre prof), mais ce soir j’avais complètement oublié. J’avais l’impression d’avoir trente ans (à l’époque, ce genre de méli mélo était du tout venant pour moi), c’est déjà ça.

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