Deux petites traces de février

Pour Yoyo

Maruja Mallo, Huella, 1929

Les notes de ce blog sont parfois des traces que laissent une chose vue ou un mot entendu au vol…

Prélétal                                                                                                                
… ou au contraire un mot jamais entendu et surgissant soudain dans une conversation.
C’est le cas de l’adjectif prélétal, absent des dictionnaires dont je dispose. Pourtant, cet état situé aux abords de la mort est tout aussi important et mystérieux que l’état prénatal. Que pense-t-on, que se dit-on, que sent-on dans cette lisière-là ? Les personnages des romans français ont parfois des paroles prélétales définitives, pathétiques ou spirituelles, alors que j’imaginerais quelque chose d’interrogatif ou de rêveur comme chez Maeterlinck, Vesaas et Jon Foss que je lisais ces derniers temps. ♠

                                                                       ••••••

Sur France culture…
… j’entends Pascal Quignard faire un bel éloge du poète japonais Bashô. Et puis, en fin d’émission, il affirme que s’il y a une œuvre qui lui déplaît, c’est Don Quichotte, car “je n’aime pas le dénigrement, je n’aime pas les auteurs qui se moquent de leurs personnages”.

Ceci me fait comprendre pourquoi je n’aime que modérément Pascal Quignard : il n’y a pas de gaieté en lui.

♠Wikipedia propose une liste d’ultima verba célèbres, de Socrate à Marlon Brando, incluant des personnages de fiction : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ultima_verba#:~:text=%C2%AB%20J’irai%20sous%20la%20terre,Arthur%20Rimbaud%2C%20mort%20en%201891.

Ce contenu a été publié dans Non classé. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *