Parole coupée

J’écris pour qu’on ne me coupe pas la parole. Encore faut-il que je ne me la coupe pas moi-même.

Une scène de Molière me revient en tête :

Molière, Dom Juan, III,1

Sganarelle : − (…) Oh ! dame, interrompez-moi donc, si vous voulez. Je ne saurais disputer si l’on ne m’interrompt. Vous vous taisez exprès, et me laissez parler par belle malice.

Dom Juan : − J’attends que ton raisonnement soit fini.

(Sganarelle raisonne en s’agitant et tombe par terre).

Dom Juan : – Bon ! voilà ton raisonnement qui a le nez cassé.

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