Mandala n’importe quoi

Dans le jardin de derrière, invisible de la route, j’ai une terrasse circulaire entourée de bambous que nous avons baptisée Le Mandala.
Quand je suis seule le soir j’y prends l’apéritif nez en l’air et je note à bâtons rompus sur un cahier ce que je vois, entends, goûte, projette, me rappelle…
J’ai décidé de prélever de temps en temps ici quelques notes de ce journal informel et de les appeler Mandala n’importe quoi (comme un certain livre de chevet intitulé Renata n’importe quoi),

ou Mandala tout court.

En voici un :

Mandala

Whisky-pistaches sur mandala. Beaux nuages. Hirondelles. Bambous ensoleillés. Avion que l’on entend ailleurs que dans sa trace.

Coup de vent dans les bambous, un fauteuil se balance.

Vivre, simplement.
8 heures sonnent à l’église. Paix grave des cloches.

Les nuages se boursouflent comme des oreillers de Proust (« les joues de notre enfance »).

Nez en l’air sur mandala.

Un chien aboie. Le pot de yaourt vide vibre au vent.

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4 réponses à Mandala n’importe quoi

  1. Oh ! je serai le premier cette fois.
    Je suis en plein dans un cours pour la rentrée sur une grammaire de l’écriture on ne peut plus méthodique, et je m’émerveille de votre disponibilité, de votre liberté.
    C’est cela être poète.
    Amicalement,

  2. robinet dit :

    Choses vues, sons perçus… Tout le charme des haïkus, sans règles imposées.
    C’est limpide et très beau.
    “Paix grave des cloches” … c’est si juste!
    Pure poésie.

    Un abrazo

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