Effrayant poème

Vote sur la condamnation de Louis XVI, les 16 et 17 janvier 1793

Notre République sait d’où elle vient et ne le cache pas : cette page, écrite de la main que j’imagine blanche et potelée d’un greffier de l’Assemblée, pourrait s’intituler « la mort ». Elle est actuellement exposée sous vitre à la bibliothèque de l’Assemblée Nationale.

Le poème est sinistre et la rime trop riche
dirais-je, si j’étais en humeur de faire des alexandrins.

La sentence de mort de Louis XVI n’a été exécutée que 72 heures plus tard, ce qui a dû contrarier deux députés plus pressés : Raffron (n°138 sur le document), et Fréron (n°142), conventionnel féroce qui était de tous les massacres et qui voulait, dès 1790, que Marie-Antoinette subisse le fameux supplice de la reine Brunehaut, attachée par les cheveux à un cheval indompté  ̶ image de livre d’histoire qui emplit encore les petites filles d’horreur fascinée.

Louis-Marie-Stanislas Fréron était le fils d’Elie Fréron, ennemi juré de Voltaire, et il avait pour oncle l’abbé Royou non moins hostile aux adversaires de Dieu et du Roi.

Voilà qui fait mentir le dicton « les chats ne font pas des chiens ». Les chats et les serpents font parfois des chiens enragés.

Ce contenu a été publié dans Non classé. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *