Au printemps on ouvre les fenêtres de la cour

et ce matin en faisant le lit j’entends un enfant qui pousse un gémissement répété et continu : — Han, han, han, han… Une plainte animale et lancinante sans début ni fin qui s’inscrit dans un autre temps que celui des instants.

Une voix de femme crie : « J’en ai marre… marre… » (d’autres paroles que je ne comprends pas)  « … nettoyer ça ? … marre… »

L’enfant a cessé de gémir. Une porte claque, puis plus rien.

 

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2 réponses à Au printemps on ouvre les fenêtres de la cour

  1. marie-paule Farina dit :

    nous aussi en ce moment nous ouvrons les fenêtres, il fait moins chaud nous pouvons éteindre les clims, ce matin venant d’un immeuble voisin un abominable bruit de toux avec raclements de gorge qui nous a inspiré plus d’agacement que de pitié. Ouvrir la fenêtre c’est aussi prendre le risque de laisser entrer quelque moustique lui, par contre, très discret mais beaucoup plus dangereux, en ce moment pic de l’épidémie de dengue à la Réunion, plus de 1000 cas par semaine.

  2. Merci, Marie-Paule, pour ce beau commentaire. Que de miasmes et de dengues par une fenêtre ouverte ! :-))

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