La patrie d’Anita Pittoni

Je viens de trouver un merveilleux complément à mes réflexions de l’année dernière autour du mot « patrie » dans le manifeste du Zibaldone, remarquable maison d’éditions de Trieste créée et menée entre 1949 et les années 70 par Anita Pittoni. Je suis si pressée de livrer cette citation qui résume tout ce que j’aime que pour une fois je n’attends pas de la développer en la croisant avec d’autres, si ce n’est par lien http://patte-de-mouette.fr/2018/05/10/le-mot-patrie/.

Voici ce que dit cette femme étonnante :

La patrie, c’est la terre où l’on parle sa langue, puis c’est la région où l’on est, puis c’est la ville où l’on est né, puis c’est la maison où l’on vit, puis c’est la pièce où l’on travaille, qui est la plus grande de nos patries, que l’on transporte avec nous dans le monde entier, l’endroit où l’on élit sa patrie : la pièce la plus tranquille, où l’on travaille le mieux.

Tout y est : terre, langue, maison, lieu de vie intérieure « que l’on transporte dans le monde entier ».  Qu’est-ce qu’une maison d’éditions peut donner de mieux ?

Robe conçue par Anita Pittoni. On dirait une flèche.

Un article sur Confession téméraire d’Anita Pittoni (La Baconnière) pour La Cause littéraire est en cours de rédaction.

 

Ce contenu a été publié dans Non classé. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *