Voici Voilà Voïca

Geneviève Asse, « Automne »

Quand je lis Colette (peu) je me dis : — Quelle abondance de sensations et quel art de les marier ! Voici un véritable écrivain.
Mais ‒ manque de sensibilité de ma part ? Rien ne me happe vraiment. Cette jubilation de parfums, de saveurs et de caresses me laisse froide.

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Voilà maintenant des poètes qui semblent me dire à tout instant :  « C’est plus compliqué que ça », si abscons que les bras m’en tombent de respect. Et d’autres, joueurs, qui me donnent envie d’être libre et d’avancer sur un ressort en sautant des cases : « De oca a oca, y juego porque me toca » / « D’oie en oie, et je joue encore une fois ». Je mets Sanda Voïca dans cette catégorie-là. « De voïca a voïca », d’exil à exil et d’Epopopoèmémés à Trajectoire déroutée…

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Il y a un nom pour désigner l’enfant qui a perdu sa mère : orphelin
Il y a un nom pour désigner la femme qui a perdu son mari : veuve.
Il n’y a pas de nom pour désigner la mère qui a perdu son enfant.

Il y a les mots de Sanda Voïca : « La tombe blanche ovale dans mon corps ».

Il me semble que la poésie, ça peut être ça.

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