Au fil d’avril

Je détestais le mot « contention » mais je n’avais pas d’avis sur « confinement ».

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Comme certains comptent leurs rouleaux de papier hygiénique je compte mes stylos et mes cahiers. J’en ai pour deux bons mois.

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Les petits détails font les bonnes humeurs.
Les petits détails font les mauvaises humeurs.

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Il m’est plus désagréable de ne pas retrouver un objet.
Je cherche ce qui ne se trouve que sans chercher.

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« Je ne sais pas si on sortira grandis de cette expérience, mais en tout cas on en sortira grossis ». (Béatrice de Reynal, nutritionniste. J’aime son nom stendhalien).

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3 réponses à Au fil d’avril

  1. robinet dit :

    Jusqu’à la fin, la quête fébrile de l’objet manquant.

    un abrazo!

  2. Tu as l’art de donner de la profondeur à mes frêles boutades. Merci, grand frère !

  3. Luce dit :

    « Je ne sais pas si on sortira grandis de cette expérience, mais en tout cas on en sortira grossis ».

    Mme de Reynal n’a sans doute pas tort. Je connais un confiné, solitaire à Toulouse, qui ne peut s’empêcher de s’empiffrer de chocolat et de gâteaux. Je crains le pire….

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