Je viens

Une chanson du chanteur catalan Raimon « Jo vinc d’un silenci » dit, dans une traduction de Charles Mérigot sur Facebook :

Je viens d’un silence antique et si long
De gens qu’on appelle « classes inférieures »
Qui n’ont jamais cru aux grands capitaines, aux phrases solennelles…

Je pourrais chanter à peu près le contraire :

Je viens d’un bavardage antique et si long
De gens qu’on appelle « classes supérieures » (encore qu’il faille nuancer)
Qui n’ont cessé de croire aux grands capitaines, aux phrases solennelles…

Je viens de mais je n’appartiens pas.

J’ai plutôt envie de dire avec Sanda Voïca :

J’arrive sans avancer
Là où on ne m’attendait pas

(Exil de mon exil, p. 19)

Sur un sujet voisin, un billet de l’an dernier : http://patte-de-mouette.fr/2018/05/15/genophobie/

Ce contenu a été publié dans Non classé. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

2 réponses à Je viens

  1. Jo vinc d’un silenci
    antic i molt llarg,
    de gent que va alçant-se
    des del fons dels segles,
    de gent que anomenen
    classes subalternes,
    jo vinc d’un silenci
    antic i molt llarg.
    Jo vinc de les places
    i dels carrers plens
    de xiquets que juguen
    i de vells que esperen,
    mentre homes i dones
    estan treballant
    als petits tallers,
    a casa o al camp.
    Jo vinc d’un silenci
    que no és resignat,
    d’on comença l’horta
    i acaba el secà,
    d’esforç i blasfèmia
    perquè to