À la Maison de la poésie…

deux poètes sont rassemblés là je ne sais pourquoi : un gros barbu truculent qui déclare que « la poésie, c’est chiant » et qui écrit des choses fortes et drôles ; un mince précieux comme mon coiffeur et au crâne poli comme mon coiffeur. Il a écrit un seul livre, « mais qui compte », susurrent des bouches. Il débite d’une voix métallique son poème où de temps en temps se détachent les mots « jouir », « jouissance », « mon sexe pointe », et où ne fait défaut que ce dont il parle, illustration parfaite des affirmations du premier sur la poésie.

Ce contenu a été publié dans Non classé. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *