Ciseler

Le mot est à la mode dans les chroniques littéraires. Le compliment suprême que l’on adresse à un écrivain contemporain est d’avoir « une écriture ciselée ».

Simple tic de langage critique, ou bien entre-t-on dans un nouveau Parnasse où prédomine le soin de l’étui formel d’écrivains « gardiens du contour pur » ?

Henri Michaux est bien loin :

J’avais toujours eu des ennuis avec les formes
J’étais tout antipathie pour les formes

Les fadeurs de l’arrondi me donnaient de la gêne
Les contours, le galbe me déplaisaient

De plus en plus loin :

Retrouver la danse originelle des êtres au-delà de la forme et de tout tissu conjonctif dont elle est bourrée, au-delà de cet immobile empaquetage qu’est leur peau.

Faisons-le revenir :

 

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