Dans le jardin le soir

… j’entends les balles et ballons des voisins. J’aime ces rebonds mats comme un cœur qui bat, et au loin la rumeur de la mer.


Les voisins sont partis. Restent le vent et les pies.

Pourquoi ai-je envie, ce soir en regardant les arbres, d’écrire ombres au pluriel et lumière au singulier ?

La lumière laisse place aux ombres, bientôt à l’ombre.
Je m’en doutais.

Mais je ne me doutais pas qu’à 21h50 je verrais, au pied des bambous, un ver luisant. Ma lumière au singulier !

 

Ce contenu a été publié dans Non classé. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

3 réponses à Dans le jardin le soir

  1. Robinet dit :

    Réconcilier l’ombre et la lumière… éternel débat que les vrais poètes tranchent à la lueur d’un ver luisant. Pas d’issue sans un tiers à nos alternance, nos envahissements, nos répudiations. Contre des ombres plurielles, la vraie lumière ne craint rien. Quand elle s’éteint, l’amitié d’un ver luisant la sauve! Merci pour cette lueur! Un abrazo.

  2. Dany Pinson dit :

    De son modeste éclat le ver luciférien
    Se mesure à l’aura du nimbus zéphyrien.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.