Au jardin Villemin, près du canal Saint Martin,
j’apprenais par téléphone le divorce de deux personnes dont j’aimais beaucoup le couple. Au même moment une petite grenouille a traversé l’allée ensoleillée en sautillant.
Simple superposition de choses désolantes et de choses charmantes.
À la gare de l’Est, près du jardin Villemin,
un employé SNCF m’a vendu un billet. Un vrai billet enveloppé dans un origami fait de sa main sous mes yeux.
Et au recto de l’enveloppe ainsi construite :
SNCF connect m’avait dit sur l’ordi : « pas de train à l’heure que vous recherchez ». Simple succession de choses ennuyeuses et de choses merveilleuses.
Tchekhov : Il n’y a pas besoin de sujet. La vie ne connaît pas de sujets. Dans la vie tout est mélangé, le profond et l’insignifiant, le sublime et le ridicule.


Ton billet est merveilleux. En te lisant je prends conscience de ma cécité. Merci Nathalie de me donner ainsi le désir de sortir de ma chambre. Tu as raison de préférer Tchékhov à Pascal et de faire un événement de la rencontre d’une grenouille. Bon voyage 🙂 et continue à raconter Paris.
Merci, Marie-Paule, pour ton commentaire subtil et chaleureux! Et préférons les plis aux applis 🙂
Le climat de Paris n’est pas encore à ce point saharien qu’une grenouille ne puisse y vivre sa vie de grenouille.
À la gare de l’Est, un guichet occultait un poète.
Tout cela réjouit et rassure.
Merci pour ce commentaire sensible.