Après-midi de septembre

Au jardin Villemin, près du canal Saint Martin,
j’apprenais par téléphone le divorce de deux personnes dont j’aimais beaucoup le couple. Au même moment une petite grenouille a traversé l’allée ensoleillée en sautillant.
Simple superposition de choses désolantes et de choses charmantes.

À la gare de l’Est, près du jardin Villemin,
un employé SNCF m’a vendu un billet. Un vrai billet enveloppé dans un origami fait de sa main sous mes yeux.

Et au recto de l’enveloppe ainsi construite :

SNCF connect m’avait dit sur l’ordi : « pas de train à l’heure que vous recherchez ».              Simple succession de choses ennuyeuses et de choses merveilleuses.

Tchekhov : Il n’y a pas besoin de sujet. La vie ne connaît pas de sujets. Dans la vie tout est mélangé, le profond et l’insignifiant, le sublime et le ridicule. 

 

 

 

 

Ce contenu a été publié dans Non classé. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

4 réponses à Après-midi de septembre

  1. marie paule farina dit :

    Ton billet est merveilleux. En te lisant je prends conscience de ma cécité. Merci Nathalie de me donner ainsi le désir de sortir de ma chambre. Tu as raison de préférer Tchékhov à Pascal et de faire un événement de la rencontre d’une grenouille. Bon voyage 🙂 et continue à raconter Paris.

  2. Daniel Levinson dit :

    Le climat de Paris n’est pas encore à ce point saharien qu’une grenouille ne puisse y vivre sa vie de grenouille.
    À la gare de l’Est, un guichet occultait un poète.
    Tout cela réjouit et rassure.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *